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10 février 2008 7 10 /02 /février /2008 19:11
gorille.jpgJe m’interroge. Chaque dimanche soir, je fais un bilan de ce qui a agrémenté – ou dégrémenté (néologisme déclaré) – ma semaine. Alors, là, cette semaine… elle est à marquer d’une pierre lourde pour entraîner au fin fond de l’oubli ceux que j’ai côtoyés. Vrai !
Tout d’abord, lundi dernier, dès mon lever, je décide d’aller chez le boulanger du coin – on ne peut se tromper, il n’y en a qu’un. Je pousse la porte, le grelot vieillot et enroué habituel, puis le père Laboulange, maillot de corps maculé de je ne sais quels déchets – il a encore bricolé sa bagnole ce matin, pensé-je, ce gros dégueulasse – le cheveu hirsute, l’œil torve et, surtout, une lame de rasoir entre les dents. Vision de cauchemar, celui de cette nuit justement !
-          C’est pour la baguette de secours, me clame cet ahuri.
-        ???, Je reste coi, quoi !
-          Monsieur veut sa baguette ?
-          …, Je le regarde. J’ai une folle envie de gerber. Pas possible ! Je jette un œil côté baguette. Comme d’habitude, elles sont charbonneuses à souhait à force d’être recuites.
-          Bon, j’ai pas qu’ça à faire moi !
-          …, je ne réponds pas. Je tourne le dos et je passe la porte dans l’autre sens. Je me passerai de pain ce matin. Il faut vraiment que je pense à m’approvisionner mieux plutôt que de me retrouver face à ce cauchemar vivant.
Mardi, en pleine journée, je me promène gentiment. Le médecin m’ayant recommandé de l’exercice, je m’y adonne au moins 5 mn par jour. Je perçois un souffle sur mes talons. Je me retourne. Une angoisse m’assaille. Un énorme clébard genre dalmatien en plus gros, me renifle. Et j’entends un éclat de rire. Je me retourne. Une voisine rigole en voyant mon visage pâle comme une porcelaine de limoge. Si le chien n’était pas là, elle se prendrait mon pied aux fesses cette andouille.
Mercredi, rendez-vous à 11 h 00 chez un client pour définir les modalités d'un petit travail à faire. Je saute dans ma bagnole. Refus de démarrer. Faut dire qu’elle ressemble plus à la fée Carabosse qu’à un carrosse. Téléphone. Le client est furieux. J’ai une forte envie de l’insulter ce gros c… mais je suis poli et m’aplatis comme une carpette. Il faut être diplomate si je veux payer mes traites de fin de mois.
Jeudi. Une journée sans histoire. C’est ce que je pense jusqu’à 16 h 00. A ce moment précis, au moment donc où le coucou aboie – ben vous n’avez jamais entendu un coucou aboyer ? Faut sortir ! - A ce moment donc, coup de sonnette violent, impérieux. Je me précipite lentement et, la porte entrouverte, la voisine commence à me raconter sa vie ou, plutôt, la vie de sa voiture. J’ai failli lui claquer la porte au nez. Mais, elle est sympa ma voisine. J’écoute en priant dieu qu’elle se casse rapidement. Trois quarts d’heure, elle m’a tenu la jambe.
Vendredi, jour du poisson. Pas faim. J’ouvre une boîte de sardine. Un reste de pain ranci, je mange sans enthousiasme en repensant à ce boulot qui m’obsède. Je dois impérativement trouvé la filiation d’un monsieur Jean de la Ronflette avec une damoiselle Berta de la Plaine des Veaux., tout cela remontant au 13ème siècle. Je vais devoir inventer. Ça leur fera plaisir aux descendants de croire à cette irréalité. Dans la réalité, que dalle. Et ça fait une semaine que je cherche. En avant ! je me lance dans la création généalogique, celle que je préfère.
Samedi, marché. Ma femme me traîne et moi je traîne les cabas ! Elle a encore pris de quoi nourrir plusieurs tribus. Retour dans notre nid. Avant même que je ne râle, je dois faire la bouffe, passer l’aspirateur, aérer les chambres, m’occuper du jardin, torcher les mioches, et j’en passe … madame, quant à elle à rendez-vous avec une copine pour un petit café d’avant repas. Non ! Pitié, ne vous mariez jamais.
Dimanche, aujourd’hui en quelque sorte, je me prélasse au lit. Un hurlement féroce. La tribu est réveillée et ne voit pas pourquoi je n’ai pas préparé le petit déjeuner. Alors, je fais semblant d’être malade, très malade. Ma femme me pince pour me faire hurler. J’ouvre grand la bouche en montrant l’intérieur. « T’as rien, tu fais semblant pour ne pas faire ce que tu dois faire ! » alors, je m’évanouis. Elle a beau me secouer dans tous les sens, je suis amorphe. Une véritable serpillière. Elle abandonne le combat. Perdu me dis-je en rigolant. Une journée de calme absolu. Personne ne viendra me déranger. Et j’en suis là. Tranquille, peinard.
Et vous ?

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