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24 février 2008 7 24 /02 /février /2008 22:10

Dimanche 24 février 2008

.../... 
J'en étais là de mes pensées, en fait depuis sans doute beaucoup plus longtemps que je ne le croyais … preuve en est mes écrits qui stagnaient, accusateurs, sur le berceau de la machine infernale. Je revis soudain les douces mains de l'une de mes amies. Elles couraient à une cadence remarquable sur ce foutu clavier. Ce fut d'ailleurs cela qui m'obligea à la saisir par les épaules et à la calmer par quelques tendresses bien senties. J'appris après coup que, hé bien non, elle ne risquait pas l'infarctus en frappant aussi vite, elle était simplement secrétaire depuis 15 ans avec, à son actif des milliers de pages saisies. Pour elle, il ne s'agissait que d'une petite occupation machinale. Je la revoyais lorsque son image si douce se déforma pour laisser place à mon épouvantable voisin, les deux pieds … mais je l'ai déjà dit … et c'est à ce moment qu'un coup, un seul mais asséné avec une telle persuasion que je crus que les murs s'effondraient …je sursautai violemment avant de réaliser que quelqu'un toquait à la porte. D'un bond je me levai, arrivai devant le battant et, pris soudain d'une peur rétrospective, m'écriai : "Qui va là?". Un énorme rire faillit souffler la porte. J'ouvris ayant reconnu cette caractéristique curieuse. Antoine se tenait le ventre et manquait d'étouffer. Il se redressa d'un bond et me salua fort militairement en éructant un : "à vos ordres!", puis il me serra dans ses bras et m'embrassa sur les joues. "Ah fiston! Ça fait plaisir de te revoir. Tonton, ton père quoi, m'a ordonné d'accourir pour t'aider. Dis-moi tout, tout, de A à Z"
Je l'entraînai dans la salle commune et lui narrai dans le détail ce qui s'était passé. Il maugréa et se mit à arpenter la pièce. "Tu n'as jamais parlé à cet empaffé?
- Jamais!
- Nationalité?
- Genre orient! Mais tu sais …
- Ouais! Il peut très bien venir en direct de Ménilmontant! Ton commissaire Tarin, je le connais bien. Petit, minuscule, mais un coriace, très!
Venant du Toine, c'était un compliment. Ainsi derrière ce Tarin se cachait une fine lame? "T'es sûr?
- Je veux! Je l'ai vu à l'œuvre sur des sacrés coups. Pas un seul qui l'égale. Mais, en dehors de ça, un rigolo.
- Je le voyais plutôt du genre un peu …
- Con? C'est absolument l'air qu'il veut se donner. Il a réussi à te tromper. Mais il ne dit rien à la légère. Tu sais, tu devrais prendre des vacances, ce serait bon pour tes romans.
- Tu rigoles? Merde! Mon voisin se fait dessouder. On me rapporte les morceaux et je devrais me casser je ne sais où …Tu m'as bien regarder Antoine?
- J'espérais que tu allais sortir ça petit. Crois-moi ça va être duraille. On commence par dresser un plan de bataille, OK?
- OK!"
Nous passâmes une grande partie de la journée en préparatifs d'enquête, en coups de fil à des connaissances … enfin, Antoine le fit parce que moi et les meurtres, rien que d'y penser … Au soir couchant nous allâmes dîner chez Gaspard, un vieil ami du terroir. Il n'y avait que lui pour faire des pommes de terre à l'ail à l'étuvée aussi remarquablement. Un bon morceau de lard sauté. Le tout arrosé d'un Sancerre rouge de la meilleure tenue. Nous finîmes par un crottin de Chavignol accompagné de ce délicieux blanc de Sancerre. Je me sentais soudain mille fois mieux. Antoine me glissa subrepticement: "J'ai aperçu l'Anna il y a une semaine. Sacré morceau bon dieu! Elle m'a dit de te saluer.
- Tu ne vas pas jouer aussi les mères maquerelles!
- Ce que j'en dis, hein …
- Me gâche pas cette super soirée. On va aller guincher un peu au "roi du maquereau", ça te dit?
- OK fils!"
Le "roi du maquereau" devait son nom à une blague idiote. Notre cousin le p'tit Marcel - un mètre quatre vingt dix pour 130 kg - s'était vu nommer ainsi à la suite d'une affaire de drague. Cet innocent pourchassait de ses avances une nana aux nichons monumentaux. Ce qu'il ignorait c'était ses talents de tapineuse, métier qu'elle exerçait le plus régulièrement du monde à la Bastille. Lors d'un rendez-vous d'affaire dans le quartier, il l'aperçut qui montait avec un client. Il s'attarda. Elle reparut. Disparut. Le manège se prolongea. Bien qu'un peu pachydermique côté cerveau, il avait saisi le pourquoi du comment. Il s'empressa de nous raconter ça et gagna ainsi le surnom de "roi du maquereau". Le drôle de l'affaire c'est qu'il détestait ce poisson et refusa toujours d'en présenter à ses amis. Il n'aimait que le poisson d'eau douce qui gardait à ses yeux, non seulement le goût le plus doux qui soit, mais, je le soupçonne, son enfance de pêcheur sur les bords de la Loire. Chez lui on pouvait danser jusqu'à l'aube et le tout Paris allait s'y encanailler. Du moins le croyait-il! Car dans le genre canaille, le seul à en faire profession était plutôt du côté tout-Paris!
Nous arrivâmes chez le p'tit Marcel qui nous accueillit avec tous les honneurs. Nous passâmes une soirée fort instructive. Marcel connaissait bien tout l'Orient. Il faut dire qu'après sa triste aventure, il s'était marié avec une Pakistanaise terriblement belle qui lui avait donné 6 enfants tenus avec une fermeté remarquable. Marcel était l'homme le plus heureux du monde et c'était reposant d'être à ses côtés. Alice, sa femme, il l'avait rebaptisée car son prénom était trop imprononçable, nous parla de l'orient. Je lui fis la description de mon voisin. Elle se rembrunit soudain et s'écria: "Marcel, c'est le petit Suranni!
- T'es sûr?"
Elle me questionna sérieusement et je promis de lui apporter une photo du bonhomme. Pour une fois ma passion de photographe allait peut-être servir!


A suivre ...

Décontracons-nous avec cette petite vidéo mignonne comme tout.

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