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11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 23:22
 
mardi 11 mars 2008
Parfois des erreurs se glissent dans les grandes ou les petites décisions. Supposons un instant que je sois perdu dans la grande forêt de Fontainebleau que tout le monde connaît – du moins a entendu parler. Me voilà rejeté dans d’autres contrées de la mémoire. La nuit tombe. Au loin, un chien hurle. Un hululement. Qu’est-ce donc que ceci ?, me dis-je, moi, pauvre citadin, habitué aux hurlements des moteurs, des klaxons de temps à autre, des boîtes de vitesse sur le point de rendre l’âme. Qu’est-ce donc ?, et la peur me saisit peu à peu car ma question demeure sans réponse. Pour l’instant, je n’éprouve pas encore cette peur forte, non, juste une petite peur insidieuse qui me dit à l’oreille que la nuit tombe à grands pas. Je me reprends. Enfin, j’essaie. Pas de quoi paniquer non ? Je suis un adulte responsable. J’ai atteint un âge où la peur ne peut plus m’atteindre. J’en ai vu d’autres. Un bruit de branches comme écrasées sous le pas lourd d’un quelconque aigrefin. Je tâte mes poches. Petit canif est là. Il ne peut guère faire de mal. Le bruit se renouvelle, s’amplifie.
La forêt devient inquiétante. C’est étrange ce froid qui m’envahit. Pourtant nous sommes au plein été. 35° dans la journée. Doit voisiner les 26 encore. D’autres craquements. Cerné je suis. Je me précipite vers un sentier qui passe vers moi. Mais qu’est donc ce sentier. Il n’était pas là tout à l’heure. Mes mâchoires se crispent. Une sueur curieusement gelée sillonne entre mes reins. Est-il possible que le froid … Une sorte de miaulement s’élève. A moins que ce ne soit un feulement. Que sais-je de cette forêt. C’est la première fois que je la fréquente. Il faut sortir de là. Ma raison vacille. Oui ! J’en suis sûr. Ce sont bien des pas. Je m’aplatis au tronc d’un arbre tricentenaire. Le bruit se fait plus précis. Je sursaute. Impossible de me contrôler. Je sens un cri encore bloqué au fond de ma gorge. Il va s’élever. J’ai beau m’efforcer de le retenir. Rien à faire. Il jaillit. Long. Perçant. Déchirant. Une agonie se précipite hors de moi.
Je regarde. Je me regarde. Je vois moi, face à moi. Je deviens fou. Hier je parlais du dédoublement de personnalité. Je ne pensais pas la vivre là, au milieu de cette foutue forêt. Je sens mes sphincters prêts à m’abandonner. Oh, les lâches. Je ne puis épiloguer. J’ai juste le temps de me baisser. Mon ventre se tord. Tout fuit de moi. Au bord de l’évanouissement. Un long moment. Toute ma conscience se tend. Est-ce bien elle. Au bout du chemin, une pâle lueur scintille. Espoir ou farfadet ? Elle avance. Elle vient. De nouveau mes jambes me lâchent. Je m’appuie à cet arbre. Mais, est-ce bien un arbre. Aveugle, je suis devenu aveugle. Un long instant je le crois. Ma raison me rattrape au bord du gouffre fou. Mais l’arbre est si mou sous ma main. Je le pensais dur comme une pierre. Un arbre ! Un vrai. Pas cette chose indéfinissable où mes doigts s’enfoncent. Je réalise soudain, avec une violence inouïe, que je suis au sol, les doigts engoncés dans une mousse épaisse. Je tremble. Fièvre. La fin s’approche. Des trompettes résonnent. Le ciel s’ouvre. Jéricho m’apparaît. Impossible ! Toutes ces lectures qui m’ont porté de jour en jour, roseau fragile sous la houle des mots, je les sens qui m’envahissent comme pour se venger d’avoir dû se dévoiler un jour.
Je décide. Je dois décider. Je n’ai pas d’autres solutions. Ma vie en dépend. Je me relève. Je suis ce chemin ivre. La lumière s’approche. Comme une promesse. Elle s’élargit, devient forte, violente. Suis-je encore en vie ? Des livres étranges me remontent en mémoire. Des écrits que j’ai dû commettre pour de soi-disant voyant. C’était un jeu. Là, un rai figé me contemple. Tout se tend en moi. La raison me revient. J’avance. Mon pas s’affermit. Cette lumière. Ces lumières. Ce sont celles de l’autoroute si proche et si lointaine un soir sans lune, dans la forêt de Fontainebleau.

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* Francis Scott Fitzgerald
F. Scott Fitzgerald est né en 1896, à Saint Paul (Minnesota).
Il s'engage dans l'armée en 1917, et publie à son retour plusieurs romans qui le consacrent comme le porte-parole et l'idole de la génération d'après-guerre. Il connaît alors un immense succès matériel et mondain, et analyse avec lucidité les lacunes et les tares de cette société qui lui fait fête.
Attiré par Hollywood, il connaît là de nouvelles déceptions qui peu à peu l'amènent à la neurasthénie et à l'alcoolisme.
Il meurt presque oublié en 1940.
Pour plus de renseignements sur ce merveilleux auteur : http://fr.wikipedia.org/wiki/Francis_Scott_Fitzgerald
J’ai adoré Gatsby le magnifique, Tendre est la nuit et surtout La Fêlure roman douloureux où le couple Fitzgerald se déchire.
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D’autres erreurs se produisent. J’en ai sélectionné deux particulièrement savoureuse.
Maison détruite par erreur (89 ou 68 ???)

Oups la maison... - Seniorplanet
Oups la maison... - Seniorplanet


L’homme le plus malchanceux du monde

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commentaires

fab 12/03/2008 06:33

quel voyage!
big bisous

socrate 12/03/2008 09:41

C'est vrai que les nuits sont souvent plus longues que les jours. Biz. Socrate.