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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 16:04

Donald Westlake: Richard Stark, Tucker Coe, Samuel Holt, J. Morgan Cunningham, Timothy J. Culver ou encore Curt Clark sont morts le 31 décembre 2008.


Mais, qui était Donald Westlake ?


Pseudonymes Richard Stark et Tucker Coe

Naissance 12 juillet 1933

Décès 31 décembre 2008

Activité romancier

Nationalité américain

Genre roman noir

Œuvres principales Le Couperet;  "Smoke";  "Le contrat"; "Un jumeau singulier"

Séries "Dortmunder";  "Parker";  "Grofield"

Récompenses Prix Edgar Allan Poe; Trophées 813


Il y a bien d'autres personnages qui accompagnaient ces mêmes et uniques auteurs. Morts avec lui ! Je pense en particulier à ses héros truculents et attachants comme Dortmunder, le truand sans chance, et tous ses amis frisant gentiment l'idiotie notamment son terrifiant « mentor » Andy Kelp ... et bien d'autres héros récurrents que l'on retrouve avec plaisir au cours de lectures noires mais humoristiques. Car Westlake c'est d'abord, avant tout, l'HUMOUR ! Le seul auteur à développer une telle capacité à allier le rire, le sourire, la dérision, la critique sociale,..., en un mot, mon auteur privilégié.


Alors, que devenir si Westlake me laisse tomber ?


C'est une question que j'ai commencé à essayer de résoudre en me livrant dès l'annonce de son décès, à la lecture d'un roman noir, très noir ! Et un rien décalé, juste ce petit rien nécessaire au bon aboutissement du frisson du lecteur. Je vous le présente en quelques mots succincts.


Il s'agit de « Comme une tombe de Peter James ».


Que raconte-t-il ?


Tout commence par une annonce. Le farceur - genre mauvaise farce - Michael Harrison va se marier à la belle, splendide, merveilleuse Ashley Harper. Il est fol amoureux d'elle et samedi prochain il l'épousera. Mais ce soir, avec ses potes, il va enterrer sa vie de garçon. Hélas pour lui, ses copains qui ont tous subi ses farces d'un goût douteux, ont décidé de se venger. Les voilà paris tous les cinq - un sixième aurait dû être présent mais ses affaires et surtout son avion l'ont empêché d'être présent - les voilà donc partis à boire comme il n'est pas permis sauf, évidemment, le jour de l'enterrement de sa vie de garçon !

Après avoir consommé plus que trop, ils se dirigent vers un petit bois où la vengeance va pouvoir s'opérer : Robbo, Luke, Pete et Josh sont bien déterminés. La camionnette s'arrête. Michael, ivre mort, est soulevé, porté puis déposé dans un magnifique cercueil capitonné. Il a de temps à autre un sursaut de lucidité, mais il est trop pris de boisson pour vraiment s'opposer à son triste sort. Le voilà emprisonné avec une bouteille de whisky, un talkie walkie et un tuyau qui alimentera le cercueil en air. Robbo ferme le couvercle du cercueil soigneusement à l'aide des quatre vis et les quatre amis mettent l'ensemble en terre. Puis recouvrent le cercueil en faisant attention de laisser le tuyau bien dégagé.

Et vogue la galère. Ils partent à fond de train dans la vieille camionnette, bien désireux de continuer à s'humecter le palais ! Robbo est aux commandes. Accélérateur au plancher... la camionnette bondit vers le destin. Hurlement de Luke. Robbo, aveuglé par des phares, tourne désespérément le volant. L'accident est là ! Rideau pour trois d'entre eux. Le quatrième ne vaut guère mieux. Mais là, je ne dévoile pas le suspense du livre...


Se rendant à un rendez-vous amoureux, Roy Grace, va être empêché d'arriver à temps, car la route où vient de se dérouler l'horrible accident, est barrée. Ce n'est que partie remise ou non ! Car ce rendez-vous ne le branchait pas trop. Obtenu sur internet, il se méfie de cette façon de rencontrer l'amour. Ah oui ? Oui, Roy que l'on appelle Grace durant tout le roman, est célibataire, ou plutôt veuf sans certitude. Sa femme a disparu, il y a neuf ans déjà. Ils s'entendaient à merveille, et pourtant, ce jour-là fut le dernier. Depuis, il la cherche désespérément sans jamais la retrouver. Mais il espère, le pauvre ! Ne sait-il pas que lorsqu'une femme disparaît il n'y a que deux solutions : elle est morte ou elle est partie avec un autre. Non ! Lui, il croit qu'elle est là, quelque part... où ? Il n'en sait rien, mais il espère. Alors, ses rencontres féminines sont quasi inexistantes. Que fait Roy ? Ben, il est commissaire de police ! Vous ne l'aviez pas deviné ? Ah bon !

Glenn Branson, ex-collègue de Grace, va venir lui demander de l'aider car rien n'est clair dans l'accident de la camionnette, d'autant que la trop belle Ashley ne cesse de lui dire qu'il est anormal que Michael - qui doit l'épouser samedi - ait ainsi disparu. Branson ne comprend rien...


Et les heures passent... et le non mort dans son cercueil est partagé entre crise d'angoisse et tentative de se libérer. D'autant qu'à l'aide du talkie walkie, il a réussi à contacter une personne, Davey, un grand garçon de 27 ans environ, quelque peu débile, l'âge mental d'un enfant de 6 ans - c'est bien là le problème - et totalement dépendant de son papa à qui il n'ose dire qu'il a trouvé l'autre talkie walkie lors de l'accident des 4 farceurs. Davey vit par procuration au travers des personnages fictifs de la télévision dont il se goinfre à longueur de journée. Le papa de Davey est dépanneur et c'est lui qui a remorqué la camionnette. Michael ne comprend pas grand-chose à ce que lui raconte ce grand benêt ! Sa situation ne va sans doute pas s'arranger.


L'angoisse monte de tout côté. Michael va-t-il devenir le nouveau disparu ? Grace se le demande. Avec Brandon, ils cherchent à comprendre ce qui a pu se passer, et, à force de rencontres, ils soupçonnent la triste réalité. Ils vont interroger le sixième homme, l'ami d'enfance de Michael, Marc Warren. Celui-ci était bel et bien en plein vol de retour lors de l'accident. Non, il ignore complètement ce qu'ont pu manigancer les quatre compères. Lui aurait dû être là. La seule chose qui devait être faite était de faire boire et saouler Michael. Le reste...


Grace et Branson ont des doutes quant aux affirmations de Marc et aussi de celles d'Ashley. Ces deux là mentent. Mais sur quoi ? Pourquoi ? Et pendant ce temps-là, Michael du fond de sa tombe, appelle désespérément Davey le simple d'esprit. Les heures passent... les jours aussi...


... et c'est bien là l'invraisemblance de ce récit bien construit. En effet, comment peut-on survivre, lorsque l'on est claustrophobe, à plusieurs heures, puis plusieurs jours d'un tel enfermement ? Comment survivre sans rien à boire d'autre que du whisky ?

Si vous souhaitez le savoir, lisez ce petit roman noir, très noir, dont vous détenez maintenant quelques prémisses.

Quelques extraits : « ... n'importe qui pouvait partir le cœur léger pour un voyage plein de promesses et se retrouver quelques minutes plus tard, en un clin d'œil, parfois sans que ce soit sa faute, dévoré par sa propre voiture, grillé vif, démembré par un monstre d'acier... » Ben oui ! ça rappelle les vacances ... éternelles... «  Il lui fallut près d'une heure avant que la pelle ne heurte le couvercle du cercueil. Il y avait beaucoup plus de terre qu'il n'avait pensé. D'accord, il en avait rajouté un peu la dernière fois, mais quand même... » Qui, mais qui pense ainsi ?


Je rappelle le titre : « Comme une tombe de Peter JAMES, édition Pocket, 2006. Ce roman a reçu le prix Polar International 2006 du Salon de Cognac et le prix Cœur Noir 2007.

Bonne lecture.


Et puis, n'hésitez pas à plonger dans les formidables romans de Donald Westlake. Plus de cent romans et nouvelles écrits, ça devrait vous satisafire !


Alors, bonne angoisse,


Socrate

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commentaires

Sébastien 20/02/2010 03:47


Félicitation pour votre travail et au plaisir de lire votre site, bravo!.


socrate 20/02/2010 10:04


Merci.
Je m'amuse en écrivant. J'espère qu'il en est de même pour vous.
Allez visiter mon site http://de-tout-un-peu.info quand vous aurez le temps.
Bien cordialement,
Socrate


dasola 27/03/2009 15:47

Bonjour, je ne connais pas bien l'oeuvre de DW mais j'ai lu récemment un loup chasse l'autre (killy), très très bien. C'est aussi lui qui a écrit le couperet dont Costa-Gavras a fait un film avec un José Garcia excellent. Je sais que les ventes des romans de Westlake ont augmenté depuis son décès. C'est terrible ce phénomène. Bonne après-midi.

socrate 27/03/2009 23:00


Bonsoir Dasola,
Westlake est l'un de mes auteurs préférés pour les romans policiers. Il allie une maîtrise de la langue à un humour décapant et une mise en valeur des personnages remarquable. Lorsque, de plus, on
s'attarde sur la construction parfaite de l'action, du suspense et de la phraséologie, on ne peut qu'être séduit. C'est pourquoi j'ai éprouvé une immense peine en apprenant sa mort. Qui pourra le
remplacer? Je cherche... mais, aucun nom ne se présente. Bon, je me consolerai à moindre lecture. Merci pour ton commentaire. Cordialement. Socrate