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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 18:07

Je viens d'achever un bouquin totalement loufoque et suprêmement maîtrisé. Il s'agit de « Perdu dans un supermarché » de Svetislav BASARA.


Basara est Serbe, né en 1953. Il exerce la profession de diplomate et, parallèlement celle d'écrivain, d'éditorialiste et, surtout, il est spécialiste de l'absurde.


Le livre n'est pas traduit en France car la France est un grand pays qui ne traduit jamais de telles absurdités. Les français étant visiblement imperméables à cette forme d'humour. Toujours est-il que nos cousins canadiens se montrent beaucoup plus ouverts à l'écriture variée, dans tous ses états. Conséquence : le livre est traduit au Canada-Québec aux Éditions Les Allusifs. J'en profite pour saluer le traducteur qui a dû transpirer pour rendre la complexité d'un tel livre.


De quoi s'agit-il ?


Un recueil de nouvelles, du moins le croit-on de prime abord vu qu'il contient en effet 22 nouvelles, s'approchant plus souvent des Brèves (2 à 20 pages) que de la Nouvelle à laquelle nous sommes habitués.


Cependant, je vois l'ensemble du bouquin comme une nouvelle de 178 pages du fait même que les sujets sont sans cesse présents de l'une à l'autre. Le personnage central va se rendre en Chine pour remplacer on ne sait qui mais il y va. De temps à autre, il va croiser cet autre qui lui a permis d'être là.


Mais cet autre, est-ce un autre ou lui-même ou l'autre de lui-même ? Là commence la cacophonie intellectuelle. Une maïeutique revue et corrigée par un auteur farceur et rigolard. Le voilà soudain chez Agatha Christie cherchant à réaliser le crime parfait Celui-ci revient jusqu'à la fin du recueil. Puis il croise d'autres personnages célèbres tel Étiemble, Darwin, Nietzsche, Hegel, Freud, ..., et bien d'autres. On comprend que ce pauvre homme commence à être un peu dérangé.


Mais, ce serait une erreur grossière de prendre cet anti-héros comme quelqu'un ayant perdu tout repère. En fait, il a les pieds sur terre, pour ne pas dire qu'il est terre à terre. Le voilà analysant les phrases de l'écrivain, cherchant à dialoguer avec lui. Lui l'être créé par la volonté de l'auteur veut à tout prix que ce dernier modifie sa prose. Et puis, il se rend à l'évidence. Si l'auteur lui donne un destin heureux, il ne sert à rien d'écrire ce que tout le monde a déjà écrit. Le voilà condamné à revenir sans cesse, à revivre sans cesse, à être le héros écrivant et le héros « fin » clôturant toute histoire.

Comme il le dit lui-même : Une porte est « Entrée » dans un sens et, dès qu'on l'a franchi elle devient tout autre. Elle est désormais « Sortie ».

Alors quel lien, quelle crédibilité accorder à une porte ? Elle est l'objet duplice par excellence.


Nietzsche n'a jamais trouvé aussi bien pour montrer la duplicité des choses qui ne sont jamais elle pour elle, mais elle pour autre chose. Je vous l'ai dit c'est simple et drôle et terrifiant à la fois. L'ensemble repose une vieille question philosophique : Être pour être ou Être en étant ? Ou ... mais je vous renvoie aux grands philosophes qui ont abordé ces sujets.


Voici longtemps que je n'avais autant ri, atteint par le rire d'une blessure mortelle. Car, Basara, sous ces interrogations absurdes de tout : qu'est-ce que le sujet fait là ? Faut-il mettre en apposition ou non ? Comment réagirait Darwin face à la question actuelle de l'existence ? Basara donc, remet en jeu la fatuité de l'existence. Qui suis-je ? Que fais-je ? Où erre-je ?... et l'on est surpris de rire en même temps que surpris de la tristesse qui nous accapare soudain.


L'auteur n'a pas tort de faire dire à son double de papier « Je suis le plus grand philosophe ».


Pour finir sur une note du livre :

« Les morts ne peuvent tenir debout, mais en revanche les vivants dorment couchés et c'est ce lien mystique qui lie le monde des vivants au monde des morts. »

Imparable !


Je me suis efforcé de rendre la substance du livre en vous perdant dedans. Mes pauvres ! Allez, ressaisissez-vous. Ne faites pas comme ce héros de papier. Ne restez pas assis face à un mur en attendant la fin.

J'ai évité de vous parler d'Anna, héroïne du livre. Hé oui, il en fallait bien une pour que ce recueil soit complet, non ?

J'ose espérer que vous irez le livre car, franchement, il en vaut la peine !



 

 



Voici, pour finir, une chanson oubliée. Elle vous plaira c'est sûr ! De plus, après la vidéo, vous avez les paroles ; Vous êtes gâtés ! Vous me l'apprendrez par cœur pour notre prochaine rencontre ! Allez, fissa !!


La vie s'écoule la vie s'enfuit (Vaneigem - Lemmonier)





LA VIE S'ECOULE,
LA VIE S'ENFUIT

La vie s'écoule, la vie s'enfuit
Les jours défilent au pas de l'ennui
Parti des rouges, parti des gris
Nos révolutions sont trahies

Le travail tue, le travail paie
Le temps s'achète au supermarché
Le temps payé ne revient plus
La jeunesse meurt de temps perdu

Les yeux faits pour l'amour d'aimer
Sont le reflet d'un monde d'objets.
Sans rêve et sans réalité
Aux images nous sommes condamnés

Les fusillés, les affamés
Viennent vers nous du fond du passé
Rien n'a changé mais tout commence
Et va mûrir dans la violence

Brûlez, repaires de curés,
Nids de marchands, de policiers
Au vent qui sème la tempête
Se récoltent les jours de fête

Les fusils sur nous dirigés
Contre les chefs vont se retourner
Plus de dirigeants, plus d'État
Pour profiter de nos combats

Paroles de Raoul Vaneigem
Musique de Francis Lemonnier




Vous avez tiré le bon numéro aujourd'hui ! Une deuxième chanson sympa pour vous remettre dans votre vie, OK ?


Nicolas&Ségolène - Les musclés





Parodie de Nicolas & Marjolaine par Les Musclés avec Nicolas et Ségolène.

PAROLES :

ON LES VOIT TOUJOURS ENSEMBLE,
NICOLAS ET SEGOLENE
ON DIT MEME QU’ILS SE RESSEMBLENT
NICOLAS ET SEGOLENE
DEUX ENFANTS QUI NOUS RASSEMBLENT
POUR LES ELECTIONS PROCHAINES

NICOLAS ET SEGOLENE
NE PENSENT QU’À NOS PROBLÈMES
ET LA VIE QUI LES ENTRAINE
A TOUT JAMAIS LES ENCHAINE

LORSQUE LES BANLIEUES S’ENRAGENT
NICOLAS ET SEGOLENE
REAGISSENT AVEC COURAGE
LUI LES NETTOIE AU KARCHER
SEGOLENE EST BIEN PLUS SAGE
ELLE LES DONNE AUX MILITAIRES

NICOLAS ET SEGOLENE
SAVENT RESOUDRE TOUS NOS PROBLEMES
ET LA VIE QUI LES ENTRAINE
A TOUT JAMAIS LES ENCHAINE

ON NE LES VOIT PLUS ENSEMBLE
NICOLAS ET SEGOLENE
SEGOLENE S’EN EST ALLÉE
EN HOLLANDE SE RACHETER
NICOLAS EST DEPRIMÉ
IL NE SAIT S’IL Y A GAGNÉ

NICOLAS ET SEGOLENE
ONT EUX MEME BIEN DES PROBLEMES
JOURS DE JOIES ET JOURS DE PEINES
C’EST LA VIE QUI SE DECHAINE

NICOLAS ET SEGOLENE
ECOUTEZ NOUS LES MUSCLÉS
SI VOUS VOUS DISIEZ JE T’AIME
C’EST SUR QUE VOUS GAGNERIEZ !



Alors, Heureux? Il vous soigne votre,


Socrate







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