Vendredi 29 mai 2009
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Ce flim, je l'ai vu sur grand écran, au ciné donc et je le défends car il en vaut la peine. Voilà ce que
j'ai écrit sur le blog de Dasola et je maintiens et signe :
Ce film, je l'ai trouvé intéressant pour plusieurs raisons:
1-Il présente la triste réalité d'un trop grand nombre de collèges. On a beau dire "tout cela, on connait, les infos ne cessent d'en parler...". Justement, là, on est "dans" le coup, avec cette
prof qui est au bord du gouffre, qui craque car elle n'a aucun soutien, ni de ses collègues qui sont de pâles guignols (ça existe souvent, j'en ai beaucoup rencontré en enseignant), ni de son mari
qui estime qu'elle exagère et qui ne la supporte plus, ni de l'administration qui ne veut pas de vagues (et ça, tous les ans on l'entend dans les "tout se passe très bien pour cette rentrée").
Alors je dis c'est malheureusement une situation commune dans l'enseignement, sauf le pistolet entre les mains de la prof. Mais entre les mains des élèves...
2-Ce film est politique, car à travers la mise en scène de cette triste réalité, il met le doigt sur le refus de comprendre comment on vit actuellement, dans beaucoup de lieux d'où toute forme
d'espoir a disparu. Où rien n'a été fait pour que des parents puissent s'investir dans la langue du pays d'accueil, où on dissimule la réalité derrière des annonces arrogantes "au karcher"! Cette
vie infernale est dissimulée par des discours pompeux et creux de politiques inconscients ne rêvant qu'aux prochaines élections (la leur, évidemment).
3-On constate aussi que le pouvoir, dès qu'on le donne à des abrutis (je parle du flic qui fait tuer cette prof) ne fait parler que la violence, l'autorise, la soutient. Je pense en particulier à
"Human Bomb", pour ceux qui s'en souviennent, où un certain Sarkozy, soutenu par un Pasqua, ont fait assassiner un type qui dormait, assommé par une drogue dissoute dans son café. Le bruit et la
fureur pour se faire connaître comme Monsieur tout sécurité! et ça a bien réussi à Sarko, non?
Je pourrais m'étendre encore et encore sur ce que soutend ce film que l'on ne peut jeter aux orties en disant "Oh, Adjani, j'l'aime pas! Elle en fait des tonnes..." C'est ce que j'appelle un
jugement à l'emporte pièces et non une analyse critique.
Désolé d'être plutôt en contradiction avec ce qui est déjà dit, mais, l'emballement, l'a priori, je m'en méfie.
Socrate