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Comment faire ... pour écrire ...

Lundi 1 septembre 2008 1 01 /09 /2008 12:00

Commentaire déposé ce 1er septembre 2008

Sur le blog : http://cogitorebello.blogspot.com/

 Concernant le livre d'Aloysius Chabossot « Comment devenir un brillant écrivain »

J'ai, hélas, acheté le livre de Chabossot!! D'une part, l'écriture est assez quelconque. D'autre part, le propos est repris de dizaines de livres qui furent écrits durant les quelques 40/50 dernières années! Pas de quoi fracasser les cerveaux.

Je citerai pour preuve de mes dires :

1-"Guide pratique à l'usage des auteurs qui veulent publier leurs livres, publier en 1984 par Michel Friedman et Pierre Rouchaléou, éditions Rochevigne", livre excellent pour chasser les illusions.

2-Le remarquable livre "Ecrire de Jean Guénot, édité par lui-même, 1977 et 1982", ainsi que "J'écris et je m'édite du même Guénot" ... plus quelques 60 livres qu'il publia et un cahier "Ecrire" publié régulièrement durant des années! Un souffle de culture, un souffle romanesque, ..., un écrivain quoi!

3-Pour ceux qui veulent un guide tout fait, les livres divers et variés de Timbal-Duclaux (éditions "Ecrire aujourd'hui") sont une source d'enrichissement si l'on veut commencer par le commencement, c'est à dire : apprendre à aligner des mots dans un ordre classique avant de dépasser cette syntaxe, rechercher des idées ... j'en passe.

Je pourrais citer beaucoup d'auteurs qui ont vraiment mis à plat leur méthode d'écriture et qui savent de quoi ils parlent! (Il suffit de me les demander !)

Mais, Chabossot ... déception totale ! Et je suis très surpris par ces commentaires tellement élogieux qui figurent sur ce site et quelques autres.

Peut-être ne nommons-nous pas les mêmes choses du même nom.

En toute amitié,

Socrate

 

Je n'ai pu m'empêcher de vous livrer ce commentaire car ce "Cha..." et, surtout les commentaires sur son livre m'ont quelque peu hérité le poil.

Afin de vous faciliter les recherches, je vous donne l'adresse d'un site consacré aux livres de Jean Guénot, vous ne le regretterez pas!

  http://monsite.wanadoo.fr/editions.guenot/page1.html



Par socrate - Publié dans : Comment faire ... pour écrire ...
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Lundi 3 mars 2008 1 03 /03 /2008 19:41
Lundi 3 mars 2008
Tiens, je vais appeler mon pote Maurice. Un ancien de la judiciaire. Vieux pote. Soixante et un, m’a-t-il dit en rigolant le jour de mon anniversaire ! C’est vrai, on a toujours eu un an de différence. Pourtant on a fait toutes nos classes ensemble. Ça s’est un peu relâché quand il a fallu choisir la direction à prendre. Lui, les flics, moi, le fric. Bon, à part une consonne, on fait la même chose. L’ennui c’est qu’il habite toujours Paris. L’affaire de la jambe va l’intéresser. Sûr qu’il va venir.
Enfin cette jambe, elle me rappelle quelqu’un… Oui, surtout cette cicatrice sous le genou… voyons… Gertrude de Montrecour ! Il n’y a qu’elle qui avait ce genre de cicatrice. En étoile, c’est plutôt rare. Ce doit être sa jambe. Vrai, je ne l’ai vue depuis trois-quatre mois. C’était pour la brocante. Entre nous, nulle la brocante ! Cher, très cher ! On dirait qu’ils vendent des objets précieux alors qu’ils n’ont que des déchets dont ils veulent se défaire. Bizarre ces gens. Préfèrent mettre à la poubelle plutôt que vendre pour un euro au lieu des douze et plus. On la connaissait bien, Maurice et moi. Une ancienne pétasse rangée des plates bandes. Trois gosses de trois pères, elle a toujours été pour le partage. Pas bégueule. Toujours prête à rendre un petit service en souvenir de l’ancien temps. Et une bouche… Ah ! Une vraie bouche avec une langue… bon, je ferais mieux d’oublier tout ça.
Rampe du beau site, à gauche toute, rue Pasteur, encore à gauche et me voilà quai de Seine. Des bagnoles qui hurlent et puent. Portail. Clac. Un étage et me voilà rendu.
« Salut ma belle ! Bien mal dormi ?
-      Ça t’amuse ce genre de question ?
-      La routine !
-      Hé bien, change de disque de temps en temps !
-      Un peu agressive ce matin ?
-      Laisse-moi écouter France culture au lieu de me déranger par ton verbiage creux !
-      Oh ! Que madame parle bien ce matin ! Tu ne veux pas que je te raconte qui j’ai rencontré ce matin ?
-      De toute façon, tu le diras quand même, alors, parle !
-      J’ai rencontré la jambe de Gertrude de Montrecour …
-      Quoi, tu vois encore cette pouffe !
-      Non, mais sa jambe, oui !
-      Tu as bu ou quoi ?
-      Non, j’ai trouvé sa jambe, celle avec la cicatrice tu sais…
-      Tu parles, ça m’a toujours passionnée sa cicatrice, mon pauvre …
-      Je te sens non communicative ce matin. D’abord, je ne suis pas « ton pauvre » ! Ni celui d’un ou une autre. Ensuite, la Gertrude je m’en fous et tu le sais. Alors ne commence pas à être désagréable. Enfin, ça ne t’étonne pas que je rencontre sa jambe sans le reste ?
-      Tu es en plein délire Jules !
-      Non ! J’ai appelé les flics. C’était dans la côte à Boivin. Ça dépassait d’une bâche. Difficile à supporter ! Je vais appeler Maurice.
-      Ah ! les deux vieux vont encore faire des ravages ! Heureusement qu’il n’a plus d’armes celui-là. Vous êtes aussi loufoque l’un que l’autre. Dis plutôt à Eglantine de venir !
-      Ils viendront tous les deux. Toi, tu te gardes Eglantine et vous papotez sur vos auteurs préférés. Moi je garde Maurice et on va retrouver le reste…
-      Le reste ?
-      Ben ce qui complète la jambe, à savoir le corps en entier !
-      Bien ! je peux écouter mon émission.
-          Ça gaze. »
A suivre attentivement …

Et voici : Rambo, le tueur chantant!! Ah, qu'il est fort! Ah qu'il est laid! Ah qu'il sent mauvais le sang chaud! Oui, mais ... c'est notre Rambo!


Par socrate - Publié dans : Comment faire ... pour écrire ...
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Mercredi 27 février 2008 3 27 /02 /2008 19:21

Jambe recherche corps pour vivre ensemble

jambe.jpg Tous les jours ne sont pas de fête. En me levant, comme à l’habitude, je me massai longuement le cuir chevelu. Je ne sais de qui je tiens cette habitude mais ça me donne l’impression d’aller mieux. Je ne connais rien de tel pour se réveiller. Tout cela est certes subjectif. Mais pourquoi se priver de ces petits riens qui ne font pas de mal ?
Que disais-je ?
Ah oui, je venais de me lever, vers 8 h car je n’ai plus grand-chose à faire depuis que je suis entré dans le domaine des plus de soixante. La descente de lit franchie, direction les toilettes, se vider, se laver, se raser. Les choses habituelles quoi ! Puis le petit déj’, jamais le même car les habitudes étant une seconde nature, on a vite fait de se laisser dévorer par celles-ci. Aujourd’hui, menu café, tartines grillées, beurre salé, fines tranches de bacon grillées, quelques flocons d’avoine pour la santé que j’ai plutôt florissante, et, en avant coco. Le saut dans les vêtements. Les gaudasses propres mais pas brillantes de cirage, ça salit inutilement les bas de pantalon. Clé en main, je franchis mon havre. Ma femme dort encore. Je l’ai entendue mais dès que je serai sorti, elle se lèvera. Drôle d’habitude.
Tous les matins, je pars faire ma petite demi-heure de marche. Mon pote, médecin de surcroît, me l’a conseillé. Pour vivre vieux, respirons. Faut dire qu’ici, c’est les gaz d’échappement qu’on hume le matin. Putain de bagnoles ! Les gens sont devenus infirmes depuis cet avènement. Inutile de discuter avec eux. Ils préfèrent passer deux heures dans leur boite à sardine, coincés dans les embouteillages monstres de la région parisienne, plutôt qu’un quart d’heure dans le train. Paraît-il qu’ils sont plus libres ! Bof !
Je marche d’un bon pas. L’air est plutôt frais ce matin de décembre. Va peut-être neiger dans la semaine. Monsieur Météo en parlait hier soir. Entre nous, c’est un veau ce mec ! Se croit drôle avec ses airs de vieille pédale vaseuse et ces mots d’humour bouseux. De plus, il se trompe régulièrement. La semaine dernière, il annonçait un soleil radieux pour cette semaine. Depuis, l’a pas cessé de pleuvoir, sauf aujourd’hui ? Pour lui, l’indice de confiance frise les moins dix ! Je préfère sa collègue, au moins elle a un petit air rigolo. Enfin ! Entre la météo, les bagnoles, la télé sans intérêt… sûr Arthur. Hier, un film à la noix avec des morveuses qui se faisaient draguer et qui ne savaient pas si elles iraient dans les bois avec les loups ! En fait de loups, ils avaient plutôt l’air tarte leurs séducteurs, des vrais taches, comme dit ma fille – faut s’adapter au langage, pas ?
Avec tout ça, je monte la côte à Boivin aujourd’hui ? Ça me changera. Allez gars ! Faut savoir s’encourager surtout quand on sort d’une sciatique qui vous a coupé en deux ! Ma femme m’a dit que j’allais pouvoir me reconvertir en chercheur de trèfles à quatre feuilles, à l’époque. Elle n’en rate pas une. Heureusement, je n’aime pas les lamentations. Après celles de Jérémie, j’ai cessé d’y croire. Dans cette côte, il paraît qu’une gamine s’est fait liquider il y a une bonne quinze-vingtaine d’années. C’était le père de sa copine qui l’avait passée aux armes puis de l’autre côté ! Sale type ! Il faudrait les couper assez jeunes ces futurs criminels. C’est vrai qu’on ne peut pas deviner avant.
Et puis, dans tous les bouquins, ils s’avèrent que n’importe qui est capable de faire un bon criminel. Je n’ai pas encore songé à expérimenter… putain de m… c’est quoi ce truc ? Une jambe de mannequin ? Ben non ! Au toucher ça a l’air vrai. Rien d’autre ? Rien d’autre ! De dieu c’est le 18 ou le 17 les flics ? Allo ? Jules Trimarcheur, retraité de son état… Faut venir au lieu de me peler mon petit… êtes flic ou confesseur ? … je ne bouge pas, j’attends comme la vierge immaculée ! Quels glands ces flics ! Avec eux, si on est attaqué par un mauvais, on a le temps de crever 40 fois avant qu’ils arrivent. Tiens, ça me fait penser, 3 fois que je les ai appelé, à 15h la première fois, à 22 la seconde –prédestiné, hein ? – à 3h du mat’ la dernière… hé ben, j’les attends encore. Pourtant, ils sont super entraînés actuellement. De moins en moins de gros. Une police comme à la télé, c’est leur rêve. L’ennui c’est qu’ils n’arrivent pas à faire fonctionner leurs cerveaux. C’est ça obéir. Je me rappelle…
« Monsieur Jules Trimarcheur ?
-    Lui-même !
-    Inspecteur Leprunot, Olivier Leprunot.
-    Ouais ! bon vous voulez voir la jambe ?
-    On est là pour ça mon p’tit Monsieur ! »
Me traiter de petit, moi ! Quel con ! 1 m 70 ce n’est pas petit ! D’autant qu’il est de ma taille ce Prunot ! Porte bien son nom ! Ferait mieux de s’occuper de la jambe !
« Vous l’avez trouvée quand ? Vous l’avez touchée ?
-    Y’a une p’tite demi-heure. De la bâche, là, j’ai vu dépasser l’morceau ! pas joli, joli ! Je croyais que c’était un mannequin ! Pas d’pot, une vraie jambe ! M’est avis que celui qui l’a perdue, il ne l’a pas encore retrouvée, pas ?
-    Ça m’a l’air de vous amuser ? et puis, qu’est-ce que vous faisiez là ? Vous allez m’accompagner au poste !
-    Houlà le jeune ! pas d’affolement ! moi je n’ai pas que ça à faire, d’autant que je vous ai attendu une demi-heure montre en main ! Le moins qu’on puisse dire c’est vous n’êtes guère pressé de venir quand quelque chose cloche !
-    Vous allez venir avec moi !
-    Pas question ! Je connais mes droits mon petit ! Quarante ans dans les affaires, je connais la musique ! Vous pouvez m’envoyer une convocation quand un juge se sera penché sur la jambe, pas avant ! C’est tout ! Allez, salut ! occupez-vous plutôt de trouver le propriétaire ! »
Je l’ai planté là ce jeune con ! Non mais, pour qui se prend-il ? Crois encore qu’on arrête les gens comme on leur colle une prune sur leur pare-brise ? En tout cas, je me demande bien à qui elle est cette jambe. D’après la couleur, on dirait bien qu’elle est tombée là par hasard cette nuit mais qu’elle a été perdue depuis quelques jours. A moins qu’elle n’est fait un séjour dans le formol ? Bon, allons rejoindre le nid douillet. La prochaine fois, je n’appellerai pas ces flics, feraient mieux d’être un peu plus polis, non ! Enfin qu’est-ce que je peux, moi, si cette jambe traîne sur mon chemin. 


A suivre ...
Par socrate - Publié dans : Comment faire ... pour écrire ...
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